Hier, il pleuvait. Pendant la sieste de Bébé, Monsieur Papa et moi nous creusons la tête. Que faire cet après-midi ? Tiens, et si on allait au musée ? T'es sûr qu'avec Ptit Bonhomme, ça ira ? Et pourquoi pas ?

Nous voilà alors embarqués tous les trois pour le Musée d'Art Moderne. Au début, c'est un peu l'appréhension : amener la tornade Ptit Bonhomme dans le temple du silence, c'était osé, quand même. On échange un regard angoissé, comme si l'un de nous portait une bombe à fragmentation dont on ne connaissait pas l'heure du déclenchement. Allez, hop, on prend nos billets et c'est parti !

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Et bien, Bébé a adoré ! Perché sur les épaules de papa, il avait une vue imprenable sur tout ce qui se passait dans le musée et s'adonnait à de délicieuses roucoulades et charmants gazouillis. Il faut dire qu'on devait sûrement l'entendre à travers toutes les salles, tant il avait à coeur de manifester son plaisir. Pendant près d'une heure, Ptit Bonhomme a déambulé à travers des oeuvres de tous les styles.

Evidemment, le moment fatidique est arrivé peu après. Non pas celui du déclenchement de la bombe à fragmentation (non, le stress aurait été moins important !), mais celui de l'arrivée de la lassitude de Bébé. A ce moment, nous savons que les secondes sont comptées. Les hurlements ne sont pas loin. C'est alors qu'il faut bien connaître le plan du musée et notamment les rampes pour la poussette, bien bien cachées et indiquées par un minuscule et introuvable sigle "fauteuil roulant".

Ouf, on est dehors. Retour vers la voiture. Le trajet en poussette apaise Bébé et après quelques minutes de route, nous l'entendons ronfler dans la voiture. L'art, ça fatigue !